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16 juin 2026

Le Bilan Carbone® : ce que tout dirigeant devrait savoir avant de se lancer en 2026

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Gabriel Baudon

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Vous avez entendu parler du Bilan Carbone®.

Peut-être qu'un client vous le demande, peut-être que votre secteur commence à l'imposer, peut-être que vous y réfléchissez de vous-même. Dans tous les cas, il y a de bonnes chances que ce que vous en savez soit incomplet — et que ces lacunes vous coûtent du temps ou de l'argent.

Voici ce qu'il faut vraiment comprendre.

 

Ce que tout le monde sait… à moitié

Le Bilan Carbone® sert à mesurer l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'une organisation : ce qu'elle émet directement (ses véhicules, ses bâtiments) mais aussi indirectement (ses achats, ses déplacements professionnels, la fabrication de ses produits). Le périmètre est volontairement le plus large possible.

Mais voilà ce qu'on oublie souvent d'expliquer : le Bilan Carbone® n'est pas un audit que vous commandez et qu'on vous remet. C'est un processus qui implique vos équipes, monte leur compétence sur le sujet, et se conclut par un plan de transition co-construit en interne. Ce n'est pas un état des lieux — c'est un point de départ.

 

Ce que la plupart des dirigeants ignorent

C'est une méthode française, et c'est une marque déposée.

Cocorico, le Bilan Carbone® a été développé à partir de 2002 par Jean-Marc Jancovici pour le compte de l'ADEME. Il est aujourd'hui géré par l'Association pour la Transition Bas Carbone (ABC), en lien étroit avec l'ADEME et BPI France.

Le ® n'est pas un détail. Toute organisation qui produit un Bilan Carbone® doit respecter un cahier des charges précis. Tout prestataire qui vous en propose un doit être formé et certifié par l'ABC. Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas un Bilan Carbone® — c'est autre chose, quelle que soit l'appellation utilisée.

Les outils sont protégés.

La méthode s'appuie sur des ressources officielles : la Base Carbone® de l'ADEME (les facteurs d'émission de référence), un tableur de calcul dédié, et des utilitaires de collecte de données. Des plateformes SaaS peuvent également être utilisées, à condition d'avoir passé l'audit de conformité de l'ABC. Avant de signer avec un prestataire, c'est la première question à poser.

Ce que votre prestataire ne vous explique pas toujours

Le Bilan Carbone® est une méthode, pas une norme. La nuance est importante quand vient le moment de produire des documents officiels.

Pour ventiler les émissions en catégories (ce qu'on appelle les Scopes 1, 2 et 3 — en résumé : vos émissions directes, votre énergie, et toute votre chaîne de valeur), deux grandes normes existent :

ISO 14064-1 — norme internationale, utilisée en France et à l'international
GHG Protocol — référence mondiale, très répandue hors de France


Le Bilan Carbone® est compatible avec les deux. Vous pouvez donc l'utiliser quel que soit le référentiel demandé par vos clients ou partenaires internationaux.

En revanche, si vous êtes soumis à l'obligation légale française de publier un Bilan GES réglementaire (c'est le cas des entreprises de plus de 500 salariés, et de 250 salariés en Outre-mer), sachez que ce format n'accepte que l'ISO 14064-1. Le GHG Protocol n'y est pas admis.

Faire un Bilan Carbone® en utilisant l'ISO 14064-1 vous permet donc de cocher les deux cases d'un coup : obligation légale et démarche volontaire.

 

Avant de vous lancer, trois questions à poser à votre prestataire :

Êtes-vous formé à la méthodologie de l'ABC ?
Quelle norme de ventilation utilisez-vous (ISO 14064-1 ou GHG Protocol) ?
Le livrable sera-t-il conforme au Bilan GES réglementaire si nous y sommes soumis ? (ou à une autre norme)


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